Sous ce terme se rangent des traditions distinctes, parfois adverses, que le singulier efface.
La Deuxième Internationale se divise sur la guerre en 1914, puis sur la révolution russe. Naissent le courant communiste orthodoxe, le trotskisme après l'exclusion de Trotski, et divers courants de gauche critiques du modèle soviétique.
Distinct du marxisme par son refus de l'État, y compris transitoire, il se développe dès le dix-neuvième siècle avec Proudhon, Bakounine et Kropotkine, et pèse fortement dans le syndicalisme révolutionnaire français.
L'après-1968 voit l'essor des courants libertaires, autonomes et écosocialistes. La chute des régimes de l'Est en 1989 provoque une recomposition profonde, et l'altermondialisme des années 2000 puis les mouvements écologistes radicaux ouvrent de nouveaux clivages.
Les politistes distinguent gauche radicale, extrême gauche et gauche antilibérale selon le rapport aux institutions et à la propriété. Ces catégories sont discutées et varient d'un pays à l'autre.